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La programmation pragmatique de l’œuvre d’art
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La programmation pragmatique de l’œuvre d’art

Par Orso Antonio Dorélus

La dimension pragmatique de l’œuvre d’art consiste à faire des effets. Des effets déjà escomptés par l’artiste dans son acte de créer chez son contemplateur. C’est la raison pour laquelle cette demarche fait de l’artiste un ennemi de la démocratie sociale. Parce qu’il ignore que le contemplateur peut ne pas vouloir sympathiser avec lui ou délecter la beauté de son œuvre si cette emmission verbale ou picturale n’était pas déjà le jugement de vérité de ce dernier. Il entend mater tout contemplateur qui refuse la jouissance de son œuvre. Ce faisant, il oublie que l’œuvre d’art peut être non gratifiante pour le contemplateur.

Puisque l’art est le domaine de partage favorable, l’artiste cherche le consensus pour jouir autrui comme il entend se jouir ou sa création. Dans son prisme d’esthétique pragmatique, il veut créer une communauté psychique comme le politicien pragmatique qui demande le dialogue en érigeant à l’avance un méta-éthique de discussion puisqu’il est en attente d’une réponse qui lui soit favorable abstraction faite de son allocutaire ou autrui. C’est ce qui donne lieu à la dimension autistique de l’art.

L’artiste sait que “la vie est une expérience artistique pragmatique”, pour créer cette communauté psychique affective, étant interprète des signes, puisqu’il sait déjà le mobile de l’inconscient ou le “point critique” de son contemplateur, il utilise les signes pour programmer son œuvre dans le sens que ce dernier ne peut pas ne pas vouloir s’identifier avec l’oeuvre. C’est l’affect du beau comme conception pragmatique de l’art ou du consensus qui fait blocage à toute vérité.

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